Guillaume Gillet

Gillaume Gillet
 

Sa vie son œuvre

Sources :

  • Guillaume Gillet , Architecte - Peintre - Écrivain 1912-1987, brochure réalisée par l'Association Royan Culture.
  • Notre-Dame de Royan Guillaume Gillet, architecte, livre de Rose Gillet aux Éditions Bonne Anse, décembre 2005.
  • Exposition Gillaume Gillet architecte des Trente Glorieuses de la Cité de l'architecture & du patrimoine
 
 

1912-1987
Biographie de Guillaume Gillet

L'enfance, la jeunesse Né à Châalis (Oise), le 20 novembre 1912. Son père Louis Gillet, historien d'art, y était conservateur du musée Jacquemart-André, installé dans l'ancienne abbaye du XVIIIe siècle. Élevé dans un climat familial chaleureux et de haute culture - son grand-père maternel René Doumic était secrétaire perpétuel de l'Académie française et son père, mem­bre de cette même Académie - il en gardera toute sa vie l'empreinte exceptionnelle.
L'École des Beaux-Arts
Études secondaires à Paris au collège Massillon puis au Lycée Henri IV. Après son baccalauréat, entre à l'École Nationale des Beaux-Arts (1929) où il a comme maîtres Defrasse, Madeline, Pontremoli, Perret. Parallèlement à ses études d'architecte, il continue à cultiver ses dons pour la peinture à la faveur de ses voyages en Espagne (1933), où il suit la route des pèlerinages avec son ami René Coulon, puis en Grèce et en Turquie (1936) avec son camarade Nercès Bartau.
1937 - Diplôme d'architecture. Il participe aux travaux des pavillons du Brésil et de l'Uruguay pour l'Exposition Internationale de Paris.
1939-1945 : la captivité
Mobilisé en 1939 comme lieutenant. Fait prisonnier à Nancy en 1940. Conduit en captivité à l'OFLAG VI A, à Soest (Westphalie). Durant cinq ans, il déploie une intense activité de peintre et de décorateur. Dès 1940 avec René Coulon, il peint les fresques du modeste grenier qui deviendra la « chapelle française ». Les ciels de Westphalie, l'environnement sévère du camp, les activités quotidiennes des prisonniers, les cérémonies religieuses et, par-dessus tout, les décors et costumes du « théâtre libre » animé, entre autres, par ses amis Jacques Robichez, Louis Morel-Fatio et Michel Kieffer ne cessent de l'inspirer. Il nouera durant cette période ses plus fidèles amitiés.
La Libération. Le Prix de Rome
Libéré en 1945. Expositions de peinture dans plusieurs galeries parisiennes renommées. Son maître Pontremoli le décide à présenter le concours du Prix de Rome. Il obtient le Premier Grand Prix en 1946.
La Villa Médicis (1946-1949)
Durant ses années de pensionnaire à la Villa Médicis, il se lie d'amitié avec le musicien Pierre Petit, le peintre Guyénot et le sculpteur Gaston Watkin. Il réalise plusieurs projets d'architecture, les traditionnels « envois de Rome », parmi lesquels des études remarquables du site de l'antique Preneste, aujourd'hui Palestrina.
1949. Retour à Paris< Il aborde le monde  du théâtre et de la danse. Il réalise les décors d'un ballet donné au théâtre de l'Empire, « Romanza Romana », dont Pierre Petit avait écrit la musique. Introduit dans le cercle artistique de la comtesse Marie-Blanche de Polignac, fille de la créatrice de mode Jeanne Lanvin, il illus­tre, pour les parfums Lanvin, un album préfacé par l'écrivain Colette et accompagné des poèmes et calligrammes de Louise de Vilmorin.
La reconstruction
1950 : Étude de la reconstruction du centre de Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence).
1954 : Max Brusset, Maire de Royan (Charente-Maritime), ville presque entièrement détruite durant la guerre, lui demande un projet de reconstruction pour l'église Notre-Dame. Conçu dans l'enthousiasme, en collaboration avec les ingénieurs Bernard Laffaille et René Sarger, le projet est accepté aussitôt. La première pierre est posée le 17 juillet 1955, la nouvelle église Notre-Dame de Royan est inaugurée et bénie le 10 juillet 1958. C'est sans aucun doute le chef-d'œuvre de l'architecte. D'autres églises lui seront commandées : Saint Crépin-Saint Crépinien de Soissons, la chapelle de la Solitude à Vieux-Condé (Nord), Saint-Joseph des Travailleurs à Avignon, la chapelle du Sacré-Cœur de l'École Sophie Barrat à Châtenay-Malabry. Il anime une ardente équipe de jeunes architectes et dessinateurs. Sous la conduite de ses deux chefs d'agence, Bernard Cayla et Guy Tétard, celle-ci le soutient magnifiquement ; « sans eux », aimait-il à répéter, « rien n'aurait pu se faire ».
L'exposition de Bruxelles
Dès 1956, Pierre De Gaulle, Commissaire Général pour la France à l'Exposition Universelle de Bruxelles, lui confie la réalisation des pavillons de la France et de Paris. Avec René Sarger, il conçoit en un temps record deux bâtiments inédits à structure d'acier et couverture en polyester. Leurs formes audacieuses et aériennes suscitent l'admiration de tous. Les grands équipements publics
1957 : Château d'eau de la Guérinière à Caen. En forme de cône renversé sur une plate-forme ellipsoïdale qui recouvre le marché et les bâtiments administratifs. Il inaugure une nouvelle génération de réservoirs aux formes épurées (Royan, Nîmes).
1962 : Le ministère de la Justice décide la construction de 48 nouvelles maisons d'arrêt. Guillaume Gillet sera chargé, avec son confrère Claude Charpentier et le magistrat Jean Malbec de la construction de dix de ces établissements (Albi, Fleury-Mérogis, Grenoble, Nantes, Valenciennes...).
1956-1971 : Grands ensembles immobiliers à Roubaix (quartier Edouard Anselle, Cité du Pont du Tilleul), Marseille (domaine du Roi d'Espagne, Rond-Point du Prado), Versailles (domaine de la Faisanderie)...
1966-1974 : Le Palais des Congrès et l'hôtel Concorde Lafayette, Porte Maillot à Paris.
1971-1972 : L'École de la Magistrature à Bordeaux. 1977 : Le Palais du Nouveau Siècle à Lille, ensemble comprenant, outre une salle de concert, des commerces et des logements.
Les faits marquants
À cette liste forcément incomplète, il faut ajouter les nombreuses missions officielles :
Architecte en chef des Bâtiments de France à Rome (Palais Farnèse, Villa Médicis, Villa Bonaparte...). Architecte Conseil des Villes de Paris, Cannes, Antibes et de la Principauté de Monaco. Chef d'Atelier à l'École des Beaux-Arts de Paris (1953-1971). Membre de l'Académie des Beaux-Arts (élu en 1968). Président de l'Académie d'Architecture (1970-1973).
Ses discours de réception de nouveaux membres à l'Académie des Beaux-Arts, tels que Xenakis, Taillibert, et d'associés étrangers, comme Kenzo Tange et Ieoh Ming Pei, ont fait date, aussi bien que ses nombreux articles de presse, ses chroniques du Figaro ou de la Revue des Deux Mondes.
Enfin, ayant retrouvé les joies de la peinture, il expose en 1982 ses vues de la Seine et ses natures mortes dans la galerie de sa fidèle amie Katia Granoff.
Disparu en 1987. Ses cendres seront transférées, selon son vœu, en l'église Notre-Dame de Royan au cours d'une émouvante cérémonie (1996). On pourrait à coup sûr lui appliquer ses propres mots évoquant la vie de l'architecte Paul Herbé qu'il admirait profondément : « ...une vie donnée sans compter aux autres, avec un détachement qui avait l'élégance de paraître toujours disponible, et qui était en même temps la vie inquiète, difficile, d'un grand travailleur et d'un grand créateur ».

 
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